Le secteur agricole est resté relativement stable au cours des quinze dernières années dans la réserve de biosphère : il n’a été observé ni réduction de la surface agricole ni diminution du marché de l’emploi dans le secteur primaire (l’agriculture). Les quotas laitiers peuvent donc être largement maintenus au niveau prévu dans les accords-cadres de la réserve de biosphère.
Les modifications dans la structure des exploitations (de moins en moins nombreuses et de plus en plus grandes) au cours des dernières années s’accompagnent d’un resserrement du marché de l’emploi dans l’agriculture. Le travail se répartit entre un nombre toujours plus restreint de personnes, lesquelles ont de plus en plus recours à des salariés agricoles.
La tendance, observée depuis 15 ans déjà, à la séparation du secteur agricole entre des exploitations relativement intensives, d'une part, et des exploitations extensives d'autre part, va se renforcer. Ces deux formes se distinguent avant tout par rapport à la commercialisation des produits. La majorité des exploitations devra à l'avenir produire aux prix du marché, car elle ne peut se soustraire aux lois dominantes du marché agricole.
Si ces exploitations adhèrent à des systèmes de garantie de la qualité, cela peut au moins leur assurer l'accès au marché. Grâce à de tels systèmes, une exploitation extensive pourra commercialiser ses produits à un prix plus élevé. En outre, une certification « Agriculture Biologique » suppose en général de tisser des relations commerciales avec des commerçants régionaux et / ou interrégionaux.
Jusqu'à présent, le recul de l’agriculture en tant que revenu secondaire n’a globalement pas affecté la quantité de terres exploitées, mais a eu un impact sur le mode d'exploitation et sur l’accroissement des superficies. Un tel accroissement pose nettement moins de problèmes dans les zones de pâturages que dans les zones de grandes cultures, où des biotopes disparaissent lorsque, du fait du remembrement, en augmentant les surfaces cultivées, on supprime les haies. C’est avant tout le paysage local qui pâtit de la baisse du nombre d'agriculteurs non professionnels.